Le monde évangélique grimpe dans l’estime des médias ! Qu’en penser ?
3 février 2012
Deux articles (l’un dans «Le Figaro», l’autre dans «Le Monde») viennent de sortir, qui enfin font la part belle aux évangéliques. Dans les deux l’on trouve une description documentée et honnête dans ce qui est abordé, et nous ne boudons donc pas notre plaisir : mieux vaut faire envie que pitié, mieux vaut recevoir des fleurs que des coups de bâton… Ces articles sont d’ailleurs remarquables : à croire que la presse française a appris à mémoriser en deux jours tous nos sigles alambiqués sans faire une seule faute ! Et puis, même le désir de voir «une Eglise pour 10 000 habitants en France» n’est plus vu comme le fait de vouloir «conquérir le monde», mais comme un désir normal d’avoir la même couverture du territoire que les catholiques…
Mais ceci dit, qu’en penser ?
D’abord que la bonne réputation est importante affirmons le haut et fort : «Bon renom vaut mieux que grandes richesses, et l’estime des autres est plus précieuse que l’or et l’argent».( Proverbes 22.1) ! Mais que pour autant nous ne devons pas oublier des passages comme Luc 6.26 : «Malheur à vous quand tous les hommes diront du bien de vous, car c’est de la même manière que leurs ancêtres ont traité les faux prophètes» ; et Matt 5.11 : «Heureux serez-vous quand les hommes vous insulteront et vous persécuteront, lorsqu’ils répandront toutes sortes de calomnies sur votre compte à cause de moi».
A toutes fins utiles je le répète : «nous ne sommes pas masochistes et mieux vaut recevoir des fleurs que des coups de bâton»… Mais je me demande toutefois : et si le bien qui est dit de nous venait d’un malentendu ? Par exemple, ces articles ne s’attardent pas sur nos valeurs morales et nos convictions théologiques, et ainsi dans le même temps où certains évangéliques sont encensés pour leurs discours lisses, le «Collège Daniel» ou le mouvement «Torrent de vie» font face ces derniers temps à des menaces en justice lorsque ce ne sont pas des menaces physiques, et à une opprobre certaine pour avoir osé dire que l’homosexualité est non-conforme à la volonté de Dieu…
Alors frères et soeurs, réjouissons-nous donc surtout que «nos noms sont inscrits dans le Livre de vie» (Luc 10.20).
Jouissons seulement ensuite des bonnes nouvelles et profitons des opportunités éventuelles…
Mais n’y attachons surtout pas notre coeur. Car le vent tourne parfois très vite d’une part,
et l’approbation des médias versatiles n’est certainement pas le mètre étalon de Dieu !
Serge GOUT
Catégorie(s) : Editos du mois

